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Souvent installé d’office sur nos ordinateurs, on ne réfléchit pas nécessairement à qui nous ouvre les portes du fameux World Wide Web. Par exemple, les utilisateurs Mac se voient proposé Safari d’emblée. Mais chaque internaute peut choisir lui-même son propre navigateur. Quelle différence d’un navigateur à l’autre, me direz-vous ? Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais vos données, elles, le savent bien. Voici trois navigateurs libres, proposés par l’équipe.

Mozilla Firefox

Compatible sur tous les systèmes d’exploitations (MacOs, Linux, Windows…) il est aisément téléchargeable sur Internet.

Gratuit, puisque Mozilla s’inscrit dans le mouvement des logiciels libres et accessibles à tous.

Collaboratif, il est développé et alimenté par des milliers de bénévoles à travers le monde, engagés pour un Internet « plus sain », selon les termes de la firme. 

Respectueux de la vie privée et des données personnelles. C’est ce qui le distingue des autres navigateurs stars de la Toile. Firefox tient pour préoccupation majeure la sanctuarisation de vos données et ne communiquera pas les centaines d’informations sur vous que constituent vos recherches sur Internet.

Pratique, car même s’il protège vos données, il les garde en mémoire pour pallier les irrégularités de la vôtre. Vous ne trouvez plus vos codes pour le site impôts.gouv ou sncf.fr ? Rendez-vous dans l’onglet Firefox => Préférences => Vie privée et sécurité => Identifiants et mots de passes => identifiants enregistrés. Tout est là, vous pouvez faire votre démarche sans attendre le énième mot de passe à réinitialiser, pour le perdre à nouveau…

Fonctionnel et moderne, Firefox propose l’option Synchronisation. On vous met en situation : vous travaillez à temps partiel quelque part, vous travaillez un peu de chez vous, puis parfois chez des clients. Bref, vous n’officiez pas toujours sur le même ordinateur, or, vous avez vos petites habitudes, vos favoris, votre bureau web en somme. La synchronisation Firefox permet d’avoir votre bureau partout, sans transporter votre ordi. Il vous suffit de vous connecter.

Géré par la fondation Mozilla, cette dernière soutient des projets open sources, événements autour du Libre, et défend cette vision d’un Internet accessible, ouvert, riche, transparent et non intrusif.

Brave

Justement, le co-fondateur de Mozilla démissionne en 2016 et comme il n’en a pas eu assez, il fonde Brave, un autre navigateur libre et gratuit. Là où Mozilla Firefox avait choisi comme animal totem le renard – le navigateur malin – Brave s’identifie au lion, qui se défend comme personne contre les publicitaires peu scrupuleux.

– Non intrusif, son bloqueur de publicités intégré garantit le respect de la vie privée de l’internaute. Brave ne charge pas de cookies, pas de pisteurs, pas de publicités.

– Plus rapide, puisqu’il ne s’encombre pas de tous les parasites agrégés habituellement aux pages chargées, celles-ci s’affichent plus vite que la normale. Double bénéfice pour l’utilisateur.

– Plus geek. À l’instar de Lilo, qui vous propose de redistribuer à des associations sélectionnées les recettes produites par vos recherches Internet (car chaque recherche génère de la richesse), Brave vous ouvre d’office un portefeuille virtuel qui se remplira de jetons. Ces jetons s’appuient sur la cryptomonnaie Ethereum (plus confidentiel que Bitcoin mais c’est le même principe). L’internaute peut donc redistribuer ces jetons de monnaie à ses sites préférés, ceux qu’il visite le plus etc…

– Pratique, il comporte la même fonction de synchronisation que Mozilla Firefox.

– Controversé, les publicitaires crient au scandale face à ce système de redistribution choisie des recettes alors que le navigateur donne accès à tous les contenus, sans les rémunérer.

Chromium

Enfin, on pourrait croire que Google a inventé la sauvage publicité 2.O et adhère à la doctrine des logiciels propriétaires, ou plus généralement, à la vision d’un Internet essentiellement lucratif. Mais Google est mieux placé que quiconque pour savoir qu’Internet, sans outils libres, serait mort (du moins l’Internet créatif et ouvert que nous aimons). Ainsi, dans une schizophrénie bien gérée, Google inventa Chromium, l’alter ego open source de Chrome, son navigateur.

De nombreux navigateurs libres ou propriétaires s’appuient sur lui (notamment Brave, cité plus haut). Compatible avec tout système d’exploitation, il est stable, fonctionnel, facile à installer. Pour ce qui est de la protection des données personnelles et privées, il semble y être aussi attentif que les deux évoqués précédemment.

Nathalie Troquereau

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