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Les charticles – Semaine du 8 au 14 février 2021

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La revue de presse de l’actualité numérique

Écouter le podcast :

La rubrique Pixels du quotidien Le Monde interviewe une psychologue sur les usages numériques des jeunes. Vanessa Lalo, la spécialiste interrogée, l’affirme : le problème ne vient pas du temps qu’on passe devant un écran mais de ce qu’on y fait et regarde. Pour elle, taper sur le tout numérique en n’étudiant jamais les contenus consommés mais juste le temps passé « c’est le degré zéro de l’analyse », phrase qui donne même son titre à l’article tant elle est parlante. Vanessa Lalo alerte même sur l’aveuglement que cette idée reçue peut causer. Selon elle, durant le premier confinement où on a compté plus de 7H de temps d’écran chez les 6-12 ans, ce sont finalement ceux qui n’avaient pas accès au numérique qui ont décroché à l’école puisqu’ils ne pouvaient pas la faire à la maison comme les autres, ni même échanger avec leurs camarades sur les réseaux sociaux. Le message est simple : parents, arrêtez de diaboliser l’outil et intéressez-vous à ce que font vos enfants avec ! Voire, proposez-leur des choses, ils risqueraient d’en être curieux.. Enfin, la psychologue nous exhorte indirectement à sortir de l’éternel « fais ce que je dis, pas ce que je fais », car beaucoup d’adultes sont eux-même rivés à leur smartphone et leur progéniture ne fait qu’accomplir le processus d’imitation qu’elle a entamé depuis sa naissance. À bon entendeur…

Le journaliste d’ Usbek & Rica Pablo Maillé nous rapporte l’histoire incroyable de la censure de l’application Clubhouse par le régime chinois. Il commence par un petit rappel : l’internet chinois est contrôlé par le Ministère de la Sécurité Publique et ne permet pas l’accès à Wikipédia ou à Facebook par exemple. Clubhouse, c’est une application américaine qui n’a pas un an et qui propose des forums de discussions vocales avec des thèmes, accessible uniquement sur invitation d’un membre déjà inscrit. Réservée aux happy few de la Silicon Valley, la vente d’invitations sur le marché noir explose et le nombre d’inscrits aussi, portant le phénomène jusqu’en Chine. Et c’est là que l’histoire devient intéressante. Sur un des forums, une femme confirme à un sceptique l’existence des camps de concentration Ouïgours, confiant que certains de ses proches y sont internés. Une autre livre son sentiment d’isolement à cause de ses opinions politiques, mal perçues par son entourage à Hong-Kong. Des sujets archi tabous, qui mèneront à la censure de l’application le 8 février dernier. La correspondante raconte au journaliste français les réactions profondément tristes des internautes qui ont goûté à la liberté d’expression, pour se la voir retirer quelques semaines plus tard… C’est ce qu’on appelle une dictature numérique.

Loin, très loin de la cyberdictature chinoise, le site d’information Slate nous apprend qu’au Royaume Uni, même les chèvres ont le droit de s’exprimer sur les réseaux sociaux. Ou comment une fermière, qui louait son terrain pour des mariages et autres événements a du se diversifier pendant le confinement du printemps dernier. Elle propose donc des appels en visio-conférence avec ses chèvres, l’internaute pouvant choisir celle qui lui semble le plus sympathique. À coup de cinq euros et des poussières pour cinq minutes d’échange, la fermière 2.0 atteint 57 000 euros en quelques mois. Moralité de cette histoire ? Les gens aiment manifestement beaucoup les chèvres, et ces dernières peuvent se targuer d’avoir permis à tous les salariés de la ferme de conserver leur job.

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